Vitesse vs Précipitation


Quels critères permettent de distinguer ces 2 notions ?

On ne cesse de l’entendre et de le vivre : le monde s’accélère… Les acteurs de la vie économie sont soumis à des pressions sur le temps qui les obligent à aller de plus en plus vite. Au risque parfois de faire « trop » vite, de faire mal, bref de finir par confondre vitesse (faire rapidement et bien) et précipitation (faire rapidement mais mal). Quels critères permettent de distinguer ces 2 notions ? Nous en proposons ici 5, issus de nos lectures et de notre expérience :

  1. LE SENS 
  2. LA CONCERTATION
  3. LA MAITRISE ÉMOTIONNELLE
  4. L’APPRÉCIATION DU RISQUE & DES CONSÉQUENCES
  5. L’ANTICIPATION
    1. LE SENS : on reste dans la « vitesse » tant que le regard est orienté vers l’horizon, vers ce qui fait sens, tant qu’on est capable de répondre à la question « pourquoi » en l’inscrivant dans une raison qui dépasse la seule action menée. On est dans la précipitation quand l’action a été guidée uniquement par le « comment », la volonté de « faire » sans que celle-ci soit inscrite dans une finalité plus large, et que la seule réponse à la question « pourquoi » est « parce qu’on n’avait pas le temps et qu’il fallait faire vite »
    2. LA CONCERTATION : la prise de décision ou l’action sera faite dans une logique de « vitesse » quand elle intègre une ouverture vers l’avis d’une autre personne (ou de plusieurs) ayant la capacité à questionner la décision ou l’action (si je m’ouvre à un collaborateur qui me craint, ma concertation sera très limitée en réalité). La précipitation consiste à agir et décider dans une logique purement solitaire (la raison évoquée étant en général la raison de « perte de temps potentiel »)
    3. LA MAITRISE EMOTIONNELLE : prendre une décision ou agir avec « vitesse » nécessite qu’il n’y ait pas d’affolement émotionnel : la peur (de mal faire, de conséquences catastrophiques parfois fantasmées, etc), la colère, la tristesse ou même l’excès d’enthousiasme sont de très mauvais conseil si ces émotions ne sont pas identifiées et mises à leur juste place, car chaque émotion est un vecteur d’action et de décision très utile si elle n’est pas le seul critère. Au contraire, la décision ou l’action sera précipitée si elle est réalisée avec une influence trop importante de ces émotions.
    4. L’APPRECIATION DU RISQUE & DES CONSEQUENCES : faire vite nécessite de jeter un regard devant soi et d’avoir une évaluation des risques et une appréciation des conséquences possibles de la décision ou de l’action (conséquences sur différents champs : technique, humain, organisationnel, temporel, direct ou collatéral, etc). Il ne s’agit pas d’être exhaustif, il s’agit de se poser la question en vue d’imaginer, même rapidement, si une autre solution ou décision aurait été possible. La précipitation consiste à faire ou décider sans tenir compte des conséquences et sans s’interroger sur les risques potentiels.
    5. L’ANTICIPATION : la question posée ici est celle de l’intégration du court et du long terme. Un centrage excessif sur l’immédiat risque de conduire à une décision ou une action précipitée. La prise en compte du moyen ou du long terme permet de rester rapide, voire très rapide, mais sans être dans la précipitation.

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